Au bord de la Mortagne N°49

« Au bord de la Mortagne » a fêté ses trente ans… 

Juin 1980. J’ai en mémoire, de cette époque, un film documentaire unique : la naissance d’une revue en gestation depuis plusieurs années. Je revois tous les membres de la famille tournant à la queue leu leu autour de grandes tables, dans notre salle de la « Faïencerie » (Centre des Loisirs et de la Culture) pour assembler une à une les pages foliotées posées en piles successives et, le tour accompli, agrafer le tout. Quel bonheur, quelle fierté d’avoir en main Au Bord de la Mortagne, ce premier numéro, de le feuilleter comme si l’on découvrait son contenu… Ce que l’on découvre, qui n’était pas prévu, c’est le nombre de fautes d’orthographe (de frappe ?). Une pléthore que, toujours à la main évidemment selon les moyens de l’époque, nous avons discrètement corrigées. Un travail de Romain qui rend plus historique et plus précieux encore pour les collectionneurs, ce numéro 1 !

Premier directeur de la revue, je me dois de citer, trente-et-un ans plus tard, tous ceux qui m’entouraient. Nous étions alors membres de l’Atelier d’Arts Plastiques ensuite devenu Association Arts et Histoire par nécessité évidente. Le premier intitulé ne couvrait plus, loin s’en faut, nos multiples activités, et pour tout dire, la plaisanterie qui nous désignait comme fabricants d’arrosoirs aux ateliers Balin était devenue une casserole, non pas en plastique, mais en fonte ! Il y avait Marie-Claude Ferry, ma complice de toujours, mon ami historien Jean-Pierre Fabricius, Oswald Calègari, Bernard Morel, Françoise et Jean-Paul Marquaire, Lucienne Nicolas, Simone Frachet, Germain Schilt, Brigitte Hochart, Philippe et Corinne Mathis. Il y avait aussi tous ceux qui nous ont quitté au fil des ans, et Dieu sait qu’ils sont hélas nombreux : Roger Marchal, premier président auquel j’ai succédé, Guy Saint-Dizier, Serge Watrin, Huguette Rochotte, Louis Marin, Pierre et Marcel Brouillard, Pierre Jacquot, Cosette Algros, Odile Jacops, Pierre Hindennach. Je revendique l’inscription de tous ces noms dans les archives municipales. Ils le méritent davantage que ce François Bresson, par exemple, qui remit à neuf les vitres de l’église en 1781, ou ce Pierre Florent qui fit en 1776, le nouveau grand escalier (… à refaire d’urgence aujourd’hui !) ou encore ce père cordelier Joachim qui prêcha le carême en 1601. Ils étaient rétribués, eux ! J’ai esquissé une définition du bénévole, cet être indispensable, à la fois « bengali et benêt » dans l’éditorial du n° 12 de la revue (octobre 1984). Je n’en retire rien, j’ajouterai seulement, expériences vécues, qu’il ne sert pas de faire-valoir efficace qu’au roi de Prusse !

Juin 1981. Double anniversaire : une bougie pour Au Bord de la Mortagne, quatre-cents pour l’Hôtel de Ville. L’association édite son numéro 4, une revue exceptionnelle tout entière consacrée à notre monument Renaissance, soixante-deux pages au lieu de trente, et une technique de présentation déjà améliorée. Ce que l’on pouvait à sa naissance prendre pour un vilain petit canard étoffait son plumage et annonçait l’épanouissement du cygne qu’il est aujourd’hui. Le numéro souffrait encore… de « petites » erreurs de jeunesse. Allez savoir pourquoi, par exemple, avoir intitulé « Cortège d’ombres » un article citant les maires successifs de la cité depuis 1790, alors que Jean Baudet, Pierre Kempf, à leur grande surprise, pieds bien sur terre parmi nous, se voyaient clôturer le fantomatique défilé… ?

Juillet 2011. L’église, selon la date gravée sur l’un de ses piliers, a cinq-cents ans. Il est évidemment impossible que le prochain numéro de Au Bord de la Mortagne ne soit pas consacré à cet événement. Ce sera donc chose faite. Nos deux grands monuments historiques, d’époques différentes certes, mais si proches, sont indissociables, avec leurs propres jeux de grès rose moiré dans la lumière ou l’ombre, avec leur magistrale complémentarité au cœur de la Ville. Et il y a tant de choses encore à découvrir, à écrire à leur propos ! Je ne sais plus qui a dit qu’ils étaient à notre image, sous-entendant « finement », par une certaine lourdeur chez l’un, un manque d’élan chez l’autre, bref une élégance un peu « robuste » chez les deux. Ce critique aux yeux éteints n’a rien compris. Qu’ils nous ressemblent ou que nous leur soyons semblables n’est pas la question. L’église et l’hôtel de ville dont il ne considère que l’architecture, ont de nous l’essentiel : une âme, la nôtre. Ce sera le thème du prochain numéro de Au Bord de la Mortagne.

 Fernand Grosjean
Président de l’association Traits de Mémoire





  • ACTIVITÉS - INDUSTRIES...................................5

      • Une page d'histoire de la tuilerie des Croix Ferry : sa reconstruction en 1504.
        Marie-Hélène Saint-Dizier
    • La tuilerie Petit, Dussourt et Poix.
      Marie-Claude Ferry

    HISTOIRE • TÉMOIGNAGES........,......................21

    • Les Ets. Maître et la Résistance.
      Georges Chevrier
    • Berthe Gaillard, ou le choix d'une vie libre
      Christiane Haxaire
    • Le long calvaire d'un séminariste.
      Gaston Bontemps

    PATRIMOINE......................................................31

    • L'église Sainte-Libaire a cinq-cents ans, « chroniques à bâtons rompus ».
      Fernand Grosjean
    • De l'ancienne faïencerie de Ménonville au collège Saint-Nicolas de Rambervillers.
      Marie-Hélène Saint-Dizier

    ANECDOTES-CURIOSITÉS-TRADITIONS..........42

    • Un étudiant allemand balafré à la Céramique de Rambervillers.
      Michel Durand
    • Balade dans une rue de notre ville au début du siècle dernier.
      Poulette Marcolet
    • Pourquoi une « rue d'entre-les-deux-portes »
      Marie-Hélène Saint-Dizier


    PÊLE-MÊLE........................................................51

    • Ménil-sur-Belvitte, la maison natale de Gaston Litaize.
      Edmond Piskorski
    • La construction de la chapelle de Blanchifontaine.
      François Antonot
    • Le loup de Métendal un livre de Gilles Laporte
      Jean-Pierre Husson

    De nouvelles acquisitions au Musée de la Terre.

Vous pouvez vous procurer les numéros des années passées en vous présentant au Musée les jours d’ouverture.

Sur demande : à Monsieur Bernard MOREL, 44/46, Faubourg de Charmes 88700 RAMBERVILLERS Tél. : 03.29.65.43.69 

TARIFS

Numéros anciens

n° 1 à 39.......................................................................... 3 €

n° 40 à 49........................................................................ 5 € 

Numéros récents

n° 50 (Spécial 500 ans église Ste Libaire).................... 10 €

n° 51 à 55.................................................................. 7 €

Frais de port en sus pour un exemplaire : ....................... 5€

Musée de la Terre 1, Rue de la Faïencerie 88700 Rambervillers +33 (0)3 29 65 05 03


Jours et horaires d'ouverture Le Musée est ouvert au public de 14h30 à 18h tous les jours (sauf le mardi) à partir de début juillet, lors de l’inauguration de l’exposition temporaire annuelle, jusqu’à la fin de la 2ème quinzaine de septembre.


Tarifs Entrée : 3€ Tarif réduit : 1€  de 11 ans à 18 ans Gratuit pour les enfants de moins de 11 ans Retrouvez-nous sur